insensiblement

test d'un début du retour

13 octobre 2004

Amitié hors temps et poncifs

J’ai pu rependre contact avec Franck, avec plaisir. J’en ai parlé il y a peu…

Un autre message, envoyé à Christophe, est resté sans réponse. Nous avons été amis et très proches entre 13 et 27-28 ans, et je suis sans nouvelles de lui depuis une décennie environ…

Je me dois de respecter sa décision apparente de silence, quelles que soient ses motivations. C’est quelque peu douloureux néanmoins. Christophe n’était pas rancunier, et j’ignore les raisons de ce choix de non communication..

J’ai cogité un peu, récemment (si, c’est possible) au sujet de la norme.

Lorsque je parle des personnes qui me sont restées proches, je parle davantage de leurs défauts que de leur qualités. C’est dommage, et puisque je suis amené à côtoyer des gens vraiment hors norme, j’ai certainement donné une image trop négative de personnes que j’aime.

C’est d’autant plus paradoxal que de ce point de vue, je suis largement border line. Je ne parle pas facilement des travers que j’ai, que je vis mal, et que je sais… Enfin, disons plutôt que si VOUS saviez, vous me jugeriez presque aussi mal que je me juge moi-même.

Il y a un argument que j’ai longtemps jugé comme étant un lieux commun de la pire espèce : que les tox étaient le plus souvent, et le plus probablement, ce qu’ils étaient par suite d’un manque d’amour.

J’ai reconsidéré cela, et je dois admettre que je ne m’aime pas, et que j’ai du mal à croire en l’amour des autres. J’y trouve, de plus, une explication plausible dans ce qui a marqué mon enfance, ou en fut absent.

Je pense que ce n’est pas l’apanage des tox : nombre de troubles et de souffrances psychologiques puisent leur force à cette même source malsaine.

J’ai le sentiment de donner dans le poncif, aussi je vais rapidement abréger…

Amitié, Le K

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12 octobre 2004

Sous vêtements et discrimination sexuelle

Je suis un peu beaucoup crevé, et je pense que je ne vais pas spécialement briller… Vous voila prévenu (comme ça, je pourrais sortir de grosses âneries en ayant bonne conscience pour m’être justifié…).

Bon, auquay, je vais tâcher d’éviter.

Je viens de voir un bout d’émission (je ne sais plus si c’est « émis » ou « mission ») sur les pédophiles.

Je n’ai pu m’empêcher de me demander quelle serait la réaction de notre Barnabé national à l’écoute de ces témoignages…

Il faut dire, aussi, que c’était une émission Canadienne ou Québécoise.

En France, on cloue au pilori « ces gens là » et on réfléchit (peu) après. Quand on réfléchit.

Juste un chiffre : 50% de ceux qui passe par des associations comme celles décrites dans le reportage ne rechutent pas. Ce n’est pas négligeable, je trouve. En France, il n’y a pas d’équivalent à ma connaissance, mais je dois avouer que je n’y connais pas grand-chose.

En outre, un grand nombre des hommes qui en arrivent à commettre de tels actes ont été eux-mêmes abusés. Et pas que par des hommes… Certains l’avaient été par leur propre mère. A part le cafouillage d’Outreau, je n’ai pas eu connaissance de beaucoup de cas de femmes accusées (et inculpées) de pédophilie. Si on y réfléchit une ou deux secondes, comme les enfants (en occident de nos jours) sont élevés à 80 ou 90 % par les femmes, on pourrait se poser une ou deux questions…

Je suis profondément pour l’égalité des sexes.

Je précise, parce que des interprétations ne manqueront pas chez certains(es) lecteurs(trices).

C’est comme les jugements de divorce rendus concernant la garde des enfants : en France, c’est aussi du 90 %, me semble-t-il, en faveur des mères.

Alors, j’espère ce jour ou les revendications des femmes et des hommes, ainsi que leur volonté d’assumer leurs erreurs, sortira de l’ornière du « c’est sa/ leur faute ». Au partenaire, à l’autre sexe, mais surtout, qu’on ne se remette pas trop en question…

Dans mon boulot de maintenance informatique et d’administration réseau, il y a quelques phrases que j’entends continuellement quand un PC ou une imprimante plantent : « C’est pas moi », « J’ai touché à rien » et autres variations. C’est parfois vrai. Souvent, et manifestement, de la justification naïve. Pas touchante pour autant.

Et parfois, provenant de personnes supposées « assurer » : des techniciens en info, ingénieurs and co.

C’est un trait de caractère humain de refuser la seule idée qu’on puisse avoir une part de responsabilité dans un merdouillage.

Etant moi-même plus ou moins humain, je me suis surpris à tomber dans ce travers (ouille).

Mais, étant la ferpection incranée, surtout en aurtaugraffe, et étant très zumble, j’évite de trop la ramener.

Passons pudiquement sur les détails…

Pour les hypothétiques lecteurs qui ne connaîtraient pas le K, second degré, raccrochez vous bien à votre sens de l’humour et à votre slip ou culotte.

Je vais encore martyriser ces pauvres bêtes que sont le coq et l’âne, mais voila un autre exemple (même pas fait exprès) : pourquoi ce sous vêtement ne porte-t-il pas le même nom pour les hommes et les femmes ? Slip, culotte, caleçon, string, nous associons tous ces termes à un sexe spécifique. La fonction diffèrerait-elle ? Il me semble que non : on essaie d’éviter les rhumes de fesse (les éternuements peuvent être gênant dans ces cas là…), de sauvegarder la pudeur, tout en essayant d’être désirable (quoique, certaines personnes d’un certain âge –parfois- ont réussi l’exploit de vider une plage méditerranéenne juste en montrant leurs dessous, c’est limite tentative de traumatisme massif, ce qui n’est malheureusement pas puni par la loi).

Sur ce, je vais vous laisser,

Bye et @+

Le K

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10 octobre 2004

C’est la chanson du mal

Entendez vous le mal ?

Entendez vous sa musique ?

A dire la vérité,

Vous n’entendez rien

Ecoutez vous mal ?

Il y a un secret

Au cœur unique

Ou bien et mal

ne font qu’un

C‘est la chanson du bien

Ressentez vous le bien ?

Ce que je ressens

Importe peu aux miens

Ressentez vous le bien ?

La haine a habité mon cœur

Et l’amour aussi

Ressentez vous ?

Mon amour pour vous ?

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09 octobre 2004

Franck, Nath et la pédophilie

Coucou

(sort juste de la boite du même nom).

Je voudrais revenir sur cette histoire de pédophilie imaginaire signée Nath.

D’abord, Nath et paradoxe sont des synonymes.

Pour elle, la pédophilie est une véritable phobie, et elle ne figure pas parmi les personnes les plus rationnelles que je connaisse. C’est un euphémisme.

Se faire accuser de pédophilie quand on a jamais éprouvé ce genre de pulsion, et venant d’une personne qui vous connaît depuis une bonne vingtaine d’années peut sembler assez… Euh… Assez.

Au début de la période qu’on a passé ensemble, Nath et moi, elle me surveillait lorsque j’étais avec sa fille, Mélissa. Je suppose qu’il est légitime de vouloir protéger ses enfants de ce genre de chose, ensuite c’est une question de degré. Elle, c’était plutôt genre ébullition.

Au fil des mois, comme ça se passait bien entre Melissa et moi, elle a appris à me faire confiance. La confiance envers les autres n’est pas son point fort. Autre euphémisme.

Au bout d’un certain temps, voire d’un temps certain, il m’est arrivé de prendre quelques rares bains avec Melissa. Trois ou quatre, peut-être. Sur la suggestion de Nath. Vous ai-je parlé de paradoxe ? Bref.

Je dois dire qu’on s’éclatait bien, Melissa et moi, dans une baignoire. Ca rigolait beaucoup, et la salle de bain était abondamment aspergée…

Lorsque le moment venait de la « laver » (à sa demande), j’acceptais de lui frotter le dos, mais pour les parties génitales, je lui disais qu’elle était assez grande pour le faire seule, alors qu’elle me demandait de le faire. J’y reviendrais. Nath n’avait rien à voir là dedans, c’était ma décision.

On s’entendait bien, Melissa et moi, et on se marrait pas mal.

Je n’étais pas spécialement porté à prendre des bains avec Melissa, je ne dis pas ça pour me justifier, mais parce que c’est un simple fait. Je suis pudique, et ça ne me paraissait pas franchement naturel, question d’éducation peut-être.

Après que nous nous soyons séparé, Nath et moi, elle m’a sorti quelques sous entendus à ce sujet. Elle m’a demandé il y a quelques mois de cela si, à ma connaissance, une personne avait pu avoir des gestes déplacés vis-à-vis de sa fille. Après réflexion, et comme ça s’adressait à moi sans le dire clairement, je lui ai répondu par lettre que oui, et qu’elle voyait cette personne chaque fois qu’elle croisait un miroir.

Il faut savoir que Nath avait la manie de vérifier de visu la propreté intime de sa fille lorsqu’elle était jeune (moins de 10 ans). Ca lui semblait naturel. A moi, non. Il n’y avait aucun désir dans sa démarche, ça me semblait néanmoins invasif et injustifié. Ca ne lui a pas plu, bien sur. Je raconte ça pour développer le coté paradoxe Nathien.

Ca ne fait pas plaisir, de se faire accuser de pédophilie, et si c’est supposé être « inconscient », comment se défendre ? Enfin, j’ai ma conscience pour moi. Quand à mon inconscient, il m’a créé bien des problèmes, mais jamais à ce niveau là je pense. Je n’en dirais pas autant de Nath.

J’abrège.

Sinon, j’ai déjà parlé de Franck, à certaines occasions, dans mes posts passés.

On a passé notre adolescence ensemble, on a fait les 400 coups, il a pas mal galéré avec la came, à appris qu’il était séropo (sitif) il y a de nombreuse années de cela, et après une phase extrêmement autodestructrice (c’est déjà dur de sortir de la défonce, alors dans les années 90, apprenant ça, il y avait de quoi se dire qu’on avait aucune raison de se battre. Je rappel qu’à l’époque, seropo = mort), il a passé 3 ans dans une association, à la dure, pour déccro. Il s’en est sorti, et j’ai toujours admiré le courage dont il a fait preuve, parce que non content d’en sortir, il s’est mis au sport, a repris ses études, bref, on ne voit pas ce genre de chose souvent.

Il a repris contact avec moi il y a peu, et j’espère bien le revoir.

Ce post part un peu dans tous les sens, mais ça sort comme ça peut…

Je vous envois mon amitié, Bye et @+

Le K

Posté par klodd à 11:17 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2004

J’ai envoyé un msg exploratoire vers Christophe et Franck. Je sais, pour vous ça ne veut rien dire, mais pour moi ça veut dire beaucoup, et ils ne jouaient même pas de piano debout.

Deux amis d’adolescence, avec qui j’ai plus ou moins perdu le contact. Bref.

Il y a quelques semaines, Nath m’a fait un procès d’intention, parce que sa fille Melissa ne veut plus me voir. Préfère m’éviter, comme vous voudrez. Elle a quatorze ans maintenant, et je ne l’ai pas revu depuis des mois, sinon davantage.

Nath met ce rejet sur le fait que, lorsque Melissa avait 8-9-10 ans (le temps ou Nath et moi avons vécu ensemble, en gros), je lui faisais des « guilis ».

Ca m’a blessé, parce que c’était comme une insinuation de pédophilie refoulée vis-à-vis de moi. Pas « comme » : c’en était une.

Je me suis demandé pourquoi, pendant tous ces mois, Mélissa, qui me réclamait au début, s’est mise à vouloir m’éviter.

Pour Nath, ce ne pouvait être que de ma faute. Videmment.

Ce fut l’occasion de discussions assez pénibles entre nous, soit parce que Nath refusait le dialogue, soit parce qu’elle avait peur de moi. Vachement pratique, la peur, dans certains cas. On ne pense plus, on ne réfléchit plus, on ne répond plus, et c’est (encore) de la faute du vilain méchant en face.

Je lui ai fait remarquer. Sa peur. Sans objet.

Je ne sais pas trop si ça a fait avancer d’un pouce la situation.

Les implications, au passé, de ce mur que Nath a dressé entre sa fille et moi, et l’amour et la complicité qui auraient pu en résulter, a été palpable (pour moi) de bien des façons.

A long terme, ça impliquait, toujours de mon point de vue, qu’il n’était pas question que j’envisage d’avoir un enfant avec elle.

J’aurais aimé construire quelque chose, et avec l’âge et l’expérience, j’en viens à ne plus y croire du tout. Mes gonades fonctionnent encore, merci, et je ne sais ce que l’avenir me réserve, mais il faudrait que j’évolue de mon coté, et que je croise un sacré bout de femme (je n’en veux pas qu’un bout, c’est une façon de parler) pour que ce désert futur devienne oasis d’espoir, puis de concret.

Je vais faire encore un doublon, parce que, et quand le redirect sera en place, youpi. C’est tout ce que j’en dirais.

Bye et @+

Le K

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06 octobre 2004

Retour de la renaissance du renouveau du réveil du recommencement

J'écris encore sur ublog et canalblog pour ce post, histoire de régler la question des commentaires sur canalblog. Faut dir que je ne me suis pas trop crevé la paillasse, et que mon neuronne n'a pas été spécialement sursollicité...

Sur le présent et le proche passé, galères de fric, de relations, bref, ciel moral plutôt nuageux et gris.

François doit partir en cure alcool d'ici une quinzaine de jours. Nath idem, mais je ne connais pas précisément la date de son départ. Elle m'a demandé de garder son chat pendant son absence. Si ce félidé trouillard (il l'est, et pas qu'un peu) se décide à transformer mon superbe mobilier Louis XV et mon précieux trampoline en charpie, elle risque de retrouver un chat empaillé à son retour.

Non, en fait, son chat me connaît et m'ame bien (la gratitude du ventre, je suppose...), et ça devrait bien se passer. Et puis, je l'avoue, mais ne le répétez pas : je l'aime bien également. Je sais, j'ai honte, mais comme disait Brassens, ça ne se commande pas, et non, je ne suis pas zoophile.

J'aurais bien fait un mauvais jeu de mot, mais il y a des limites dans mes plongées dans l'abîme de la facilité et de l'humour à deux balles (encore un jeu de mots ?). Rien de tout cela n'est vrai évidemment, j'entretiens juste un peu mon image et mon ego, pour pas cher.

Achement pliqué, le gars.

Sinon, deux idées récurrentes de roman me trottent dans la tête. Je pourrais les fusionner et en faire un tout cohérent. Ca fait un certain temps que j'y pense (plusieurs mois, voire années), et je n'ai pas trouvé mes idées chez d'autres auteurs, pas sous la forme que j'ai imaginé du moins. Je vais peut-être me lancer – enfin-. Ecrire original avant qu'un(e) autre me devance.

Il y a quelques jours, Nath m'a fait la grande scène de l'acte trois parce que j'ai eu la sottise de lui dire ce que j'éprouvais en ce moment. Ce à quoi elle a répondu qu'elle me comprenait parfaitement, laissant ainsi s'exprimer ce besoin fusionnel qui lui tient lieu d'empathie en matière de mal-être. Lorsqu'il s'agit de souffrance, elle comprend tout, ou le prétend du moins. Elle m'a rappelé, chantage affectif, et tout le tremblement (vous savez : « je ne peux pas aller bien si tu ne vas pas bien, tu pourrais faire ci et ça par amour pour moi, etc…). Très gênant, de mon point de vue. Surtout vu la dose d'hypocrisie naïve (inconsciente, disons) que cela implique.

Lorsque j'ai essayé de la recontacter 2 ou 3 jours plus tard, puisqu'elle semblait prendre tout ça autant à cœur, elle m'a informé que je la dérangeais parce qu'elle regardait une de ses séries préférées. Ca recadre un peu la liste de ses priorités… Petite leçon d'humilité.

Au taf, c'est plutôt calme, alors je vais peut-être me jeter dans l'écriture de ce roman tout juste ébauché dans mon esprit. Et si j'en tire quelque chose, essayer de démarcher les éditeurs, pour une fois.

Je vous laisse, sachez que je pense souvent à vous, et que vos remarques récentes m'ont touchées.

Biz, et @+

Posté par klodd à 01:41 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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